Fertility Belgium

Introduction

In Vitro vient du latin et signifie littéralement « dans le verre », ou en éprouvette. La fécondation in vitro (FIV) signifie donc ‘fécondation en éprouvette', ou librement traduit: ‘fécondation en dehors du corps'. L'on fait appel à la FIV lorsque la fécondation naturelle n'est pas possible. Un ou plusieurs ovocytes et des spermatozoïdes sont mis en présence en dehors du corps afin de donner lieu à une fécondation. Lorsque cela réussit, les ovules fécondés (embryons) sont replacés dans l'utérus et il se peut qu'une grossesse se poursuive.

Un bref historique

Le premier « bébé-éprouvette », la célèbre Louise Brown, est née le 25 juillet 1978. Depuis lors, la FIV a pris de plus en plus de place dans notre société, malgré une opposition des mouvements conservateurs, au départ parfois très féroces. Heureusement, aujourd'hui la FIV est soutenue et acceptée par une très large partie de la population. Et bien qu'en Belgique, la législation et l'éthique relatives à la FIV soient très strictes, un système de remboursement est prévu, à juste titre, par l'assurance maladie.

Les chances de réussite

Peu de gens savent que, dans un couple parfaitement fertile, la chance d'une grossesse au cours d'un cycle normal n'est que de 20% seulement. Toutefois, au bout d'un certain temps, une grossesse survient relativement rapidement, puisque l'occasion se représente chaque mois.

Pour les couples qui ne parviennent pas à avoir d'enfant, la FIV peut offrir une solution. Cette technique est de plus en plus utilisée. Etant donné que, très souvent, plusieurs embryons sont réimplantés, la probabilité d'une grossesse lors d'une première tentative de fécondation in vitro est même légèrement supérieure à celle de la fécondation naturelle ordinaire (environ 30% à 40%). Cela ne signifie évidemment pas une grossesse immédiate pour tous les couples. Si une première tentative échoue, le traitement peut être répété pendant plusieurs cycles successifs. Après 4 cycles, le taux de réussite d'une grossesse par FIV s'élève ainsi à environ 80%. Si, lors d'une FIV, l'on obtient plus d'embryons favorables que ceux qui sont (ou peuvent être) réimplantés, ceux-ci peuvent être conservés (par cryopréservation). L'on obtient ainsi de nouvelles possibilités de grossesse par la suite, sans nécessiter de nouvelles stimulations et/ou ponctions.

Il faut toutefois signaler qu'à l'heure actuelle, les premières semaines d'une grossesse sont cruciales et que des complications peuvent encore survenir pendant cette phase. C'est pourquoi, au cours de cette période, nos patients reçoivent un suivi intensif et professionnel, parce que c'est une période à la fois très chargée émotionnellement, comprenant aussi bien des sentiments d'angoisse que de joie.